U17M en finale après leur victoire 68 à 58 en 1/2 finale retour


La demi-finale aller à Aussonne a laissé un sentiment de frustration du fait d’un relâchement coupable dans les dernières minutes.
Avec une défaite 47 à 56 à l’aller, le panneau d’affichage indique BCQF vs USA : 0 à 9 avant l’envoi du match. Au basket, comme dans le sport en général, rien n’est gagné ni perdu d’avance. Tout peut arriver tant que le coup de sifflet final n’a pas retenti. Tous les fidèles membres de la “Team supporters U17M” pensent qu’en 40 minutes le retard peut être comblé petit à petit. En arrivant à Pépi, la salle est déjà chauffée par la finale des U15F. Cette finale n’a pas été remportée par les filles du BCQF que l’on admire néanmoins, mais l’ambiance est déjà là. En ce week-end du 21 mai, le temps et la température sont comparables à ceux d’une “fin juillet”. Autant dire que l’on va transpirer sur le terrain mais dans les tribunes aussi !

Allez c’est parti. Nos cadets font une entame de match de folie. Cette saison, les “petits” n’avaient jamais démarré un match sur ce tempo. Temps lourd, salle comble, il n’en fallait pas moins pour commencer la partie avec les moteurs bien chauds. Encore piqués au vif par le match aller, nos U17M sont déchaînés. Ils remontent leur handicap à la vitesse de l’éclair. A 3:12 de la fin du 1er QT, ils ont déjà dépassé Aussonne et mènent 16 à 15, avant de basculer dans le second QT sur la marque de 24 à 19. Attention, il ne faudrait pas casser le moteur avant la dernière ligne droite. Qu’à cela ne tienne, les gars maintiennent le même rythme, 31 à 23, à mi-second QT. Les cadets d’Aussonne sont asphyxiés, ils ne comprennent plus rien et bégaient leur basket. Ils n’arrivent pas à calmer l’hémorragie. Leur coach reste impuissant. Le public d’Aussonne se prend un avertissement sans frais. Les arbitres demandent au responsable de salle, Stéphane notre président, d’intervenir pour calmer le public d’Aussonne. Vous aurez compris que l’on n’a pas choisi le responsable de salle au hasard. En dehors de sa légitimité et de son autorité naturelle, notre président n’est pas le plus gringalet des adultes du BCQF. Le rythme ne faiblit pas sur le parquet. Nos garçons mettent en évidence le point fort de la saison, leur défense. De plus, ils font preuve d’une grande solidarité et mènent 41 à 31 à la mi-temps.

Il est temps d’aller se rafraîchir, boire et ventiler nos corps pendant cette pause : quelle chaleur suffocante, mes amis ! En seconde mi-temps, le rythme est toujours aussi élevé. Certains auraient-ils mangé du lion ce midi ? Mais les fautes s’accumulent de part et d’autre. Nos cadets maintiennent leurs adversaires à distance respectable, avec une avance de 10 points. Le 3ème QT est marqué par une altercation entre deux joueurs : faute disqualifiante logique pour les 2 joueurs. Allez direction les vestiaires, Messieurs. Faites descendre votre taux de testostérone !

L’USA, venu avec seulement 7 joueurs, est plus pénalisé par cet événement que le BCQF avec un banc plein. Portés par un public conquis et magnifiquement ‘supporter’ le BCQF mène 54 à 44 avant le dernier QT. Aussonne commet beaucoup de fautes à la retombée du ballon. A force de faire des fautes, les joueurs atteignent le palier fatidique de 5. Un cadet en moins côté BCQF, mais 2 en moins côté USA. Les cadets d’Aussonne ne sont plus que 5. Ironie du sort, peu après un joueur d’Aussonne se blesse en tombant sur son poignet. Et un autre cadet de l’USA en moins. De toute façon, il risquait une sanction pour son attitude, si la blessure ne lui avait pas imposé de quitter le parquet. De fait, les cadets de l’USA terminent à 4. Les 4 garçons d’Aussonne sont loin d’être ridicules dans cette circonstance défavorable.

In fine, l’écart de “+ 10 points” se confirme et le BCQF l’emporte avec panache sur le score de 68 à 58. Les garçons laissent exploser leur joie et entonnent à tue-tête “on est en finale” alors que les applaudissements retentissent dans la salle. Le bonheur, l’allégresse de toute l’équipe (joueurs et staff) sont à la hauteur de la qualité de jeu, de l’engagement, du sang-froid, de la solidarité et de la force collective dont nos garçons ont fait preuve lors de ce match. Bravo les gars, vous l’avez fait et cela doit vous inspirer pour le 4 juin. Félicitations Emerick pour ton coaching habile et pertinent.

Gagner 68 à 58, cela fait “+ 10” pour le BCQF. Cependant le BCQF a marqué 68 points au cours de ce match alors que l’USA n’en marquait que 49, ce qui fait une différence de 19 points. Va comprendre ? Certains m’ont expliqué qu’il s’agissait d’algèbre des nombres surréalistes (à mon époque, cela n’existait pas !).

Cette qualification en finale restera quoiqu’il advienne le deuxième moment fort de la saison avec le Kolossal exploit de la victoire en Pays de Foix, le 11 décembre 2021.

Emerick l’avouera en fin de soirée. Sa nuit fut courte. Son cerveau en ébullition explorait tous les schémas tactiques adaptés à la situation et les mots propres à transcender le groupe. On peut dire qu’il a réussi ‘notre coach’ avec toute sa malice dans sa besace. On ne manquera pas de souligner la semaine préparatoire avec un entraînement spécifique de Jonathan et Levie. Ils ont fait travailler nos garçons, répétant les systèmes, et travailler encore avec des séances spéciales de shoot et de lancers. Il n’y a pas de mystère. Les 3 clés de la réussite que ce soit dans le sport ou dans les études sont : le travail, le travail et le travail ! Ceux qui sont encore sceptiques pourront demander à Layth si je raconte des carabistouilles.

Il reste la finale du 4 juin. Vous n’êtes pas arrivés là pour ne pas aller au bout. Ne surtout pas négliger Saint-Lys qui à mes yeux a le système de jeu le plus évolué des équipes rencontrées en seconde partie de saison. Ne pas avoir peur de Saint-Lys non plus. Vous les avez déjà battus deux fois. Saint-Lys a élevé son niveau de jeu mais vous aussi. Si vous restez sur le même tempo, avec engagement, sang-froid et dans l’esprit “on gagne ensemble, on meurt ensemble” vous savez que la victoire est possible.

Et pour plagier votre coach : “une finale cela ne se joue pas, cela se gagne !”

Denis

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